Panier

Impossible Sinaï
Max Aub

Absinthe
Daniel Hernandez

Le secret du Jacquet
Marie-France Barbet, Anne-Marie Romero

Orages sur Bellegarde
Joan Tocabens

Les Cathédrales du vin
Daniel Hernandez

Céret Noir
Gil Graff
Fondées en 1990 à Perpignan, les éditions Mare Nostrum ont d'abord publié des ouvrages de littérature (avec des traductions de l'américain, de l'anglais, du castillan et du catalan) avant de recentrer leur catalogue entre fiction, essai et régionalisme. Dans ce dernier registre, les thèmes liés à l'histoire ou au patrimoine catalans ont bien sûr abondé.

Fort de son ancrage roussillonnais, Mare Nostrum a ainsi publié une histoire des juifs catalans, une introduction à l'oeuvre de Menahem Meïri, initiateur du dialogue interreligieux, une étude sur Picasso à Céret, un essai sur Matisse à Collioure, l'histoire de la Sanch, tradition multiséculaire, celle des métiers infamants à Perpignan au Moyen-Age, sans oublier des biographies de Charles Trenet et de l'écrivain Ludovic Massé.
Soucieux de raviver la mémoire d'une terre qui vit passer des milliers d'exilés fuyant le fascisme et le nazisme, l'éditeur catalan a consacré plusieurs livres à Antonio Machado, aux Républicains espagnols ainsi qu'aux camps de Rivesaltes, de Collioure, d'Argelès, de Saint-Cyprien, du Barcarès ou encore du Vernet.
Toujours épris de voyages singuliers, Mare Nostrum est aussi l'éditeur de Max Aub, Patrick Gifreu, Claude Delmas, Alexandra Apperce et Jean-Marie Blas de Roblès.

Depuis 2008, Mare Nostrum réserve une collection aux récits féminins : "D'Obscurs boudoirs".
En 2010, sous l'égide de l'écrivain archéologue Jean-Marie Blas de Roblès, la collection "Hic sunt dracones", consacrée aux récits de voyages rares ou introuvables, verra aussi le jour.
Cette année, une série "Trésor" débutera, avec Le Trésor du pape catalan de Gérard Touzeau (en collaboration avec François Darnaudet); suivront Le trésor des cathares, Le trésor des Républicains espagnols.

En outre, après une entrée réussie dans le monde du polar, il y a quelque temps (Tapas bulgares pour Germinal Poco de René Grando et Le dernier Talgo à Port-Bou de François Darnaudet aux "Polars catalans") l'éditeur méditerranéen a multiplié les "labels noirs" avec "Polars Plein Sud" et "Polars rose et noir". Ne manquez sous aucun prétexte Le Loup des Cathares de Daniel Hernandez et Céret Noir de Gil Graff...

Enfin, la collection "Polars rock", dirigée par Serguei Dounovetz, distille ses romans amphétaminés où "ça se termine mal et la morale se sauve"... Forcément !

ACTUALITES

Le secret du Jacquet , un polar historique dans le Perpignan du XIIIe siècle, signé Marie-France Barbet et Anne-Marie Romero


Perpignan, 1285. Dans la capitale de l’éphémère Royaume de Majorque, qui est ce mystérieux « Jacquet », retour de Compostelle, qui s’invite à un banquet chez de riches drapiers-parayres ? A peine a-t-il proféré une terrible menace - « D’ici à la Saint-Martin, ceux par qui le malheur est arrivé auront rendu leur âme au Diable » - qu’un des convives tombe raide mort. Les meurtres vont dès lors se multiplier dans la bourgeoisie marchande, le clergé et les bas-fonds de Perpignan et de Collioure. Y a-t-il un lien entre eux ? L’énigmatique pèlerin joue-t-il un rôle dans cette hécatombe ? Sa « prophétie » est-elle exploitée par d’autres pour régler leurs propres comptes ?
C’est sur fond de guerre opposant la France et la papauté à l’Aragon-Catalogne pour le contrôle de la Sicile, ravageant au passage le Royaume de Majorque, que Vicens Bonaventura, lieutenant du bayle, et son ami Jordi Berenguer, jeune maître d’œuvre, vont mener l’enquête. Elle les conduira de Perpignan à l’abbaye Saint-Michel-de-Cuxa, en passant par Elne, Collioure, Majorque et Minorque encore musulmane.

Pour réaliser ce projet vieux de 35 ans, Marie-France Barbet et Anne-Marie Romero ont effectué des mois de recherches entre archives et bibliothèques, tant à Perpignan qu’à Paris, et des semaines de repérages sur le terrain. Dans un style alerte et parfois truculent, elles brossent un portrait vivant et impitoyable d’une période mal connue.






Daniel Hernandez primé par le Commissariat de Toulouse


Il y a quelques jours, Daniel Hernandez (au centre) recevait le Prix de l'Embouchure pour son polar "Le bourreau de Puigcerdà" dans lequel l'auteur parle de sa terre de prédilection, la Cerdagne mais aussi du monde glauque des exactions franquistes et du fanatisme fasciste.
Le "Prix de l'Embouchure" a été créé à Toulouse en 2011 sur le même principe que le "Prix du Quai des Orfèvres" (créé, lui, en 1946 et décerné par la Préfecture de Police de Paris).Le "Prix de l'Embouchure" du nom du Boulevard où est situé le commissariat, récompense un ouvrage de littérature policière régionale. Neuf romans parus en 2010 ont été sélectionnés par les policiers de l'"amicale du personnel de la police de Haute-Garonne" qui les ont lus et en ont gardé quatre : "Je ne vous aime pas" d'Eric Cherrière (Cherche Midi), "Soupe tonkinoise" de Jan Thirion (TME), "Toulouse vertigo" de Marie-Christine Janton (Les Nouveaux auteurs) et "Le bourreau de Puigcerdá" de Daniel Hernandez (Mare Nostrum).
Le retour de la garrote C'est finalement Daniel Hernandez qui a séduit le jury de l'"Amicale du personnel de la police de Haute-Garonne" avec un polar noir qui démarre à Puigcerdá en Cerdagne Espagnole.
"Au coeur de Puigcerdá, la découverte de cadavres encore chauds dans un charnier de la guerre civile précipite Père Llobregat, commissaire de la police autonome, sur le devant de la scène judiciaire, politique et médiatique espagnole. L'enquête va rapidement rebondir et Jepe Llense, l'alter ego perpignanais, devra venir à l'aide du limier barcelonais. Ce polar nous mène sur les traces d'un serial killer qui a ressuscité l'un des instruments de mort les plus barbares : la garrote".
Le "Prix de l'Embouchure" a été décerné il y a quelques jours à Toulouse dans le cadre du 3e festival des littératures policières. Ce festival est organisé par l'association "Toulouse Polars du Sud" dans les locaux de la Librairie La Renaissance à Toulouse Basso-Cambo.


Exposition consacrée à Carl Rabus au centre d'art contemporain de Saint-Cyprien



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