Panier

Patrick Milani a ressuscité l'antique Narbonnaise...


"Barcelone, aller simple" dans Marie-Claire, édition Grand Sud.



Les deux auteures de la trilogie "Meurtres au royaume de Majorque" dans une de leurs prêches itinérantes...

Daniel Hernandez reçoit son prix au commissariat de Toulouse...

Et un article de plus pour ce roman policier historique très bien parti...

"Le secret du Jacquet" fait encore couler de l'encre...

"Le secret du Jacquet" à l'honneur dans les pages littéraires du Figaro du 8 décembre...













Le diaporama complet sur http://www.lindependant.com//diaporamas/diap-156.php

























Les livres à mystères servent fréquemment de parfaits guides à certaines destinations. Sans aller vers l'international et le "Da Vinci code" qui a reprofilé Rome, citons l'histoire de l'abbé Saunière qui attire chaque année des centaines de personnes du côté de Rennes-le-Château. A sa manière et à sa mesure, Daniel Hernandez entend dévoiler un peu de sa région à travers ses romans policiers. A travers son sens de la description et du mot juste. D'où l'appellation de "polar régional" pour l'essentiel de son oeuvre.
Et l'Ouveillanais installé à Font-Romeu réussit plutôt bien dans l'exercice. En cinq ouvrages, il s'est taillé une belle place dans les librairies, et ses ventes le placent souvent en tête dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales. Le "polar régional" ? Une belle idée ! Le petit dernier du genre, c'est "L'été de l'égorgeur", l'histoire d'un tueur qui sévit sur la côte du Narbonnais. "Un polar qui se passe dans un endroit de la région va mettre en valeur des sites. Cela me permet également d'évoquer des époques, la société, les traditions, la nature environnante aussi. Je suis en quelque sorte un chroniqueur social. En évoquant des sujets de façon très légère, jamais de manière professorale." Les plages et Ouveillan
Daniel Hernandez part souvent des sites choisis : "Cette fois, il s'agit de plages languedociennes. Gruissan et son cimetière marin. Saint-Pierre-la-Mer et son rocher. Narbonne-Plage et son port. Je parle aussi d'Ouveillan et de villages dans leur tradition classique. Le Barcarès est un des autres endroits décrits au gré du déroulement des faits" "L'été de l'égorgeur" est la sixième intrigue tricotée avec minutie par l'auteur.
Comment trouve-t-il l'inspiration pour ses "thrillers" ? "Je change à chaque fois de style. Cette fois, par exemple, il est classique mais c'est le plus hard de tous, avec du sang et du sexe. Le loup des Cathares était davantage historique. Les vendangeurs du Caudillo était plus empreint de terroir. Opter pour un axe marqué me permet de me renouveler sans problème d'un livre à l'autre." "Par petites touches" Dans "L'été de l'égorgeur", Daniel Hernandez se penche sur "le parallèle entre la vie des plages avant et maintenant, sur les premiers accidents de voiture, sur l'arrivée de la drogue, sur le drame de la guerre d'Algérie", autant de faits "qui ont marqué l'époque et les gens." La Coupe du Monde de 1998 se glisse elle aussi entre les lignes de l'intrigue. "Tout cela, c'est le décor que j'ai pour mon histoire. Beaucoup de choses figurent dans le livre, mais par petites touches de pinceau, pas au gros rouleau !" Actuellement, Daniel Hernandez passe quelques jours sur la côte catalane (pas par peur de son égorgeur fictif, rassurez-vous !) et met la dernière main à ses deux prochains ouvrages, "qui paraîtront en 2010." Encore son imagination galopante qui parcourra avec le bonheur de transmettre et de raconter, les vastes étendues de notre Languedoc-Roussillon ! J.-P. Ch.
"L'été de l'égorgeur" (éditions Mare Nostrum). Collection "Les polars plein Sud".






Comment naissent les romans ? Un mystère dont seuls les auteurs peuvent donner la réponse. Pour le premier roman de Jacques Lavergne, tout est parti d'une visite au musée d'Art moderne de la ville. Il n'en a pas fallu plus pour que l'avocat spécialisé dans le droit des affaires prenne la plume et commette son premier polar Peinture au pistolet à Céret.
"C'était il y a trois ans, se souvient Jacques Lavergne. Avec des amis j'ai découvert en même temps et le musée d'Art moderne et l'expo Bioulès. J'ai alors dit à mes amis, « je vais faire un roman policier autour de ce thème », j'avais tous les éléments, il ne me restait plus qu'à écrire. Autant vous dire que mes amis ont ri sous cape. Aujourd'hui le livre est là".
Il a fallu tout de même à notre homme trois années de travail à raison de plusieurs pages d'écriture par week-end et pendant les vacances, temps nécessaire pour assembler toutes les parties du puzzle qui fourmillait dans sa tête. Car si Jacques Lavergne avait dès le début l'idée de départ de son histoire et la fin, il fallait encore remplir plus de 300 pages pour faire vivre le roman.
"Je suis Catalan par mon grand père, assure l'auteur, et je réside aussi à Banyuls-sur-Mer. Durant l'écriture je suis revenu régulièrement à Céret pour m'imprégner des ambiances et visiter de nombreuses fois le musée. Dans mon roman je mets en scène les petites rues de la ville, ses places, ses restaurants, mais aussi ses personnages. Je m'intéresse beaucoup aux personnes, le livre es t organisé autour des hommes et des femmes, et de leurs per sonnalités".
Si l'élaboration de Peinture au pistolet à Céret a pris de longs mois, l'auteur avoue avoir eu beaucoup de plaisir à écrire et à voir se dessiner son histoire sous ses yeux. Une fois le manuscrit bouclé, Jacques Lavergne l'a soumis aux éditions Mare nostrum, spécialisées dans le roman policier régional. Philippe Salus, le directeur de la collection, est immédiatement tombé sous le charme et a décidé de l'éditer. Aujourd'hui le livre est dans les bacs, et commence à se tailler un joli succès. Au point qu'entre deux plaidoiries et deux conseils juridiques aux viticulteurs, sa spécialité, l'auteur se penche maintenant sur un second ouvrage à la demande de l'éditeur.
"Le roman sera plus construit et plus fouillé, précise l'avocat écrivain. L'histoire se déroulera entre Barcelone et le département".
Denis Dupont


De "Croix de sang au Grand Hôtel" aux "Vendangeurs du Caudillo", les livres de l'Ouveillanais Daniel Hernandez amènent le lecteur à la découverte de notre région tout en le plongeant dans une intrigue policière. "Le loup des Cathares" (Mare Nostrum) poursuit cette double balade de l'auteur : dans des décors familiers et dans le polar bien ficelé.
Comment Daniel Hernandez choisit-il les lieux de ses histoires captivantes ? "Je prends des endroits que je connais pour planter un décor à mon roman policier, parce que j'ai besoin de ressentir. Je dois être imprégné. Cette fois, j'ai opté pour la Haute-Vallée de l'Aude. C'est un coin où je suis souvent allé, par le biais de la famille." Autre constante chez Daniel Hernandez : la description presque palpable du cadre sociétal de ses histoires : "L'intrigue policière permet d'expliquer des faits de société. Mon objectif, c'est de retracer à travers mes polars, la vie du Languedoc-Roussillon dans tous ses particularismes. Je revendique le titre de romancier régional." Chaque lecteur retrouve un peu de son vécu, un lieu-dit, des images, à travers l'histoire qui le tient en haleine. Daniel Hernandez prépare déjà d'autres polars, dont un qui aura pour cadre "le littoral narbonnais." Rendez-vous cet été pour le savourer. Bien frais ! J.-P. Ch.

S 'il est une certitude, c'est que Michèle Vert-Nibet connaît mieux que quiconque ce bout de frontière qui traverse son village dont elle fut maire pour deux mandats. Unique passage de ce coin de Pyrénées, le Perthus est devenu au fil des siècles le terreau d'histoires de légendes et d'anecdotes. Michèle Vert-Nibet s'en est inspirée pour écrire une série de nouvelles.
On vous connaissait grâce à la poésie, comment êtes-vous venue à la nouvelle ?
C'est un concours de circonstance. A l'époque de mon mandat de maire, le maire de La Jonquera m'a demandé de faire un discours pour la fête locale. Mais quoi écrire ? J'ai fait un texte sur Vauban et le TGV. Ça a donné la première nouvelle Le maréchal et le TGV. Je l'ai fait lire à mon ami Jean Tocabens qui m'a encouragée à continuer. J'étais donc encore maire lorsque j'ai écrit ce recueil.
Quelle est la particularité de bout de frontière ?
Elle est politique et surtout géographique. Vu du sud, on voit très bien les Pyrénées qui plongent vers la mer et ce passage entre deux collines. Bien évidemment son originalité vient du village coupé en deux, cette espèce de singularité que nous a collé le traité des Pyrénées.
Pourquoi parlez-vous de sortilèges ?
Pour moi sortilège est un mot positif avec une connotation magique. Ces nouvelles sont avant tout des légendes comme celle sur Hannibal et parfois réelles comme l'histoire du phare de Saint-Exupéry. C'est un endroit où l'on passe et on est loin de savoir tout ce qui est passé. Tous les drames humains, toutes les guerres à cause de cette frontière. Ma famille a été très proche politiquement et économiquement des événements vécus au Perthus. Je me suis beaucoup censurée, j'ai été témoin de choses effroyables. La réalité est toujours plus dure que la fiction.
Est-ce une écriture qui vous plaît ?
L'écriture poétique est la réaction à l'émotion quelle qu'elle soit. Là, c'était quelque chose de plus léger. Au début ça s'est fait avec plaisir et après dans la douleur. J'ai compris ce qu'était écrire. J'ai été drastique avec moi-même, j'ai découvert le travail de réécriture et en me relisant encore aujourd'hui, j'ai envie de retoucher à ces textes.
Vivre sur une frontière, est-ce une richesse ?
Humainement bien sûr ! Par principe, on est en marge et je pense que tout ce qui est intéressant se trouve dans les marges. Sur la frontière il règne un esprit cosmopolite, nous y parlons trois langues. Il se passe tellement de choses que ça n'a rien à voir avec le ronron d'un autre village. Là, vous vivez la vie de tout le monde, c'est forcément enrichissant. Et pourtant, d'un côté de la rue on déjeune à 12 h et de l'autre à 14 h...
J.M.C.
"Sortilèges de la frontière". Editions Mare Nostrum. 174 pages – 12, 50 euros.
Signature à la librairie Torcatis, jeudi 9 avril à partir de 17 h.


« Catalan Psycho » de Gil Graff (Mare Nostrum éditions)

Le 13 août, la voiture d’Éliane tombe en panne dans un patelin du Pays Catalan, El Forat dels Innocents. Cette séduisante jeune femme de vingt ans bien l’intention d’être remarquée dans cette bourgade endormie. Patronne du bar-épicerie, Sylvaine déteste immédiatement Éliane. « Cette jolie fille échouée là lui filait des démangeaisons. El Forat dels Innocents était son fief. Son établissement était un complexe rural qui la rendait puissante et incontournable comme la reine d’un domaine. Elle venait de décider qu’il n’y avait pas de place pour une pétasse de cet acabit dans son royaume. » Mais Sébastien, surnommé La Gamelle car il chute autant qu’il marche, propose à Éliane de séjourner chez lui. La mémé de ce simplet vivait avec lui, mais est décédée. Sans lui laisser espérer de relation sexuelle, Éliane entend bien profiter des économies de Sébastien, sans le brusquer. Il lui fait visiter sa cabane secrète, son zome, un endroit étrange et apaisant. D’autres habitants ont aussi vu arriver la jeune femme. Martial, gnome de 28 ans et d’1m45, un paranoïaque qui croit être sous surveillance, ainsi que tout le village. Et le gendarme Maurice, un mystique au passé assez trouble. Élise prétend être en fuite, après avoir été la proie de proxénètes. Les deux cadavres dans son coffre accréditent une version très romanesque. S’étant attiré l’amitié de Sébastien et Martial, Élise se trouve dans la région de Thuir pour des motifs vengeurs personnels. Maurice se souvient d’elle, de son vrai prénom, Évita…

C’est assurément un des romans les plus originaux de 2008. Cette bourgade peuplée de personnages singuliers sombre rapidement dans le pur délire. Ils y étaient prédisposés, il faut l'avouer. Le récit est extrêmement souriant, sans négliger une intrigue fort bien maîtrisée. Vraiment enthousiasmant. Un roman à découvrir dans les plus brefs délais.

© Claude Le Nocher


« Si vous avez aimé "Rock'n Taules" et "les Hommes sont des Icebergs" vous allez adorer "Serial Loser". Pierre Hanot invité du festival Blues & Polar de Manosque l'an dernier, n'a toujours pas sa langue dans sa poche et appelle un chat... un chat ! Il a encore progressé le bougre, et sa plume est encore bien fluide...» J.Pierre Tissier, La Provence.


Le Mague / Magazine littéraire sur le net

"Serial Loser" de Pierre Hanot par Frédéric Vignalevitch
Impression


Pierre Hanot sort un nouveau livre chez "Mare nostrum", SERIAL LOSER dans la collection "Polar Rock" de Sergueï Dounovetz. J’ai depuis longtemps de la sympathie pour ce bonhomme incroyable plus vivant que n’importe qui, plus sensible, plus fou et génial aussi que le moyenne, mais là je dois dire que l’artiste total qu’il est (romancier, plasticien, guitariste, auteur, compositeur et homme libre) m’a complètement bluffé. SERIAL LOSER est un petit bijou de drôlerie, d’inventions, de cynisme, de messages subliminaux, j’en passe et des meilleures.
Pierre Hanot enfile des perles de bonheur truculentes et baroques tout au long de ce petit bouqiin qui a la taille et la forme d’un CD.

Faut dire que son flow littéraire est musical, ce diable d’homme sait nous entraîner dans ses délires, sa folie bienheureuse, son génie absolu, qui fait que les bienpensants voudront toujours le mettre dans la marge alors que ce créateur prolixe, gargantuesque, généreux, épicurien et gouailleur est définitivement fait pour la lumière.

Si les programmateurs de télé étaient moins couillons, ils inviteraient toutes les semaines Pierre Hanot, il leur ferait un show pas possible dans le poste, il ferait grimper l’audimat avec des sentiments vrais, de belles indignations, des combats justes et des coups de gueule de légende.

"Serial Loser" ne se lit pas, il se mange. On mange des lignes de ce chanteur gros mais pas obèse, qui tente de réussir dans le show business en éliminant la concurrence.

Un mauvais critique littéraire passera à côté de ce livre, il trouvera même certains passages lus, hors contexte, carrément honteux, politiquement corrects, homophobes, racistes...Mais un vrai lecteur qui met dix euros dans le petit livre jaune et qui se donnera la peine de lire jusqu’au bout avec passion cette oeuvre de pure autofiction - parfaitement nourrie par l’expérience de son auteur ovniesque - prendra son pied, aura un orgasme de l’oeil, se marrera comme une baleine.

"Serial loser" ringardise Deleuze, Guy Debord, Nabe et tous les pseudo intellectuels qui ont osé écrire sur le monde des médias, du show biz et le milieu artistique avant lui, et qui trouvent leurs proses ridiculisées par notre sosie de Robert De Niro dans Jackie Brown, même si la vérité vraie est que ce salaud de De Niro a tout piqué à Hanot.

Si vous avez aimé "Rock’n taules" et "Les hommes sont des icebergs" (Le bord de l’eau) vous allez adorer "Serial loser" parce que Pierre Hannot a encore progressé le bougre, sa plume est encore bien fluide. Décidemment l’homme orchestre est un écrivain à part entière et va falloir s’y faire.

Si vous ne trouvez pas un talent inouï et une force ENAURME comme le petit gros bonhomme et sa dégaine magnifique, je vous rembourse le livre jaune !!!

Merde alors, soyez curieux, boycottez tous les prix litttéraires et entrez dans de la véritable littérature qui a des tripes et des couilles, lisez du PIERANOT !!

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PIERRE HANOT, le site

le 09/11/2007
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